La joie d'être

La joie d'être

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Présentation de l'éditeur

L'éveil est défini ici comme la fin de l'identification au moi. C'est quand la volonté de se libérer capitule que la libération devient possible. C'est lorsque le contrôle est lâché que le concept du moi peut être dissous et que la dimension de l'Être peut être vécue.
Mais nous ne pouvons pas décider de lâcher prise. En revanche, il nous est possible de constater que nous ne maîtrisons pas ce qui se vit en nous.
C'est ce qui arrive à Suyin Lamour quand, après treize années de recherche spirituelle, elle fait le constat qu'elle n'a aucun pouvoir de se libérer de l'illusion de la séparation et abandonne. Le déclic se produit alors, celui de la vision profonde qu'il n'y a personne au centre de l'organisme.

L'un des intérêts majeurs de ce texte est qu'il renverse la perspective habituelle. Écrit depuis la perception non duelle, il revisite la notion d'éveil et la démystifie. Les enseignements spirituels sont souvent mal compris. L'éveil n'est pas la mise à mort de l'ego, du moi, mais c'est la reconnaissance de son irréalité. Personne ne meurt dans l'éveil. Simplement, l'idée d'être une personne séparée est vue pour ce qu'elle est : un concept, une illusion. C'est un positionnement intérieur qui change : la conscience se déplace simplement et cesse de se prendre pour quelqu'un. La notion d'identification s'effondre, des pans entiers de croyances disparaissent, les idées de faute, de mérite et de libre arbitre perdent leur sens, la quête s'arrête... Reste l'essentiel, la joie d'Être.
Un récit très vivant, un livre proche, qui s'adresse directement à chacun.

Suyin Lamour est né en 1973 et habite près de Montpellier. Suite à une illumination vécue à l'âge de 28 ans, elle a fait de la dimension de l'Être le centre de son existence à travers diverses voies de connaissance de soi. Elle a publié l'ABC du tarot analytique (éditions Grancher, 2008), manuel d'interprétation du tarot de Marseille sous l'angle de la psychologie jungienne et Sur le chemin du coeur (éditions de l'Atlantique, 2009), recueil de poèmes inspirés de son parcours intérieur.

Extrait du livre

Un poisson dans son bocal

Assise au pied d'un arbre sur un tapis de mousse, dans un bois, par un après-midi ensoleillé de fin février, je célèbre l'anniversaire de mon entrée sur la voie spirituelle, treize ans auparavant. Au cours de ma vingt-huitième année, ma vraie nature m'a été révélée par une expérience directe, et je considère ce jour comme celui de ma véritable naissance.

C'est une journée que j'aime passer seule, dans une vibration de gratitude et de joie.
Mais ce matin, je me suis réveillée contrariée par un événement vécu la veille, et je suis très dépitée d'être contrariée le jour de mon anniversaire. J'accuse les événements d'encore plus de maux.
Je me lamente que ma joie dépende encore des circonstances extérieures. Des années que je travaille à façonner le cristal de la joie imprenable, de l'amour de soi, et je me sens découragée, comme un poisson qui tourne en rond dans son bocal.

Assise sous les branchages, à l'abri du vent, j'essaie de me relier à la végétation, aux éléments, à l'atmosphère de fin d'hiver que j'aime tant quand la nature commence subtilement, tranquillement mais sûrement, à se préparer au printemps.

Mais je plonge malgré moi dans mes pensées. Le mental est très agité, et il revient sans cesse en boucle sur «il faut que j'arrête de penser». Je suis embrumée par ces pensées qui accaparent mon attention et m'empêchent de me connecter à mon ressenti, et cela m'énerve. Particulièrement aujourd'hui.
Mais qui veut arrêter de penser ? Comment la pensée peut-elle se dire cela à elle-même ? Cette question ne cesse de venir me chercher, et m'épuise. Il y a quelque chose qui ne va pas, et je me sens impuissante.
J'en ai assez de tourner en rond avec moi-même, de courir sans cesse après le prochain instant, la prochaine aventure, la prochaine découverte. Chercher quelque chose, attendre, espérer, projeter, vivre en croyant que ce sera forcément mieux plus tard... J'en ai assez de tout ce cirque.

Je repense à l'expérience vécue il y a treize ans.
C'était un soir, au bord de la mer, dans un jardin. Je découvrais depuis environ un an des auteurs qui parlaient de la conscience éveillée. J'ignorais de quoi il s'agissait, mais cela m'était familier, comme une chose que je connaîtrais très bien mais que j'aurais oubliée. J'avais passé l'après-midi à lire un livre du philosophe indien Krishnamurti. Il s'intitulait La vie libérée et retranscrivait les premières causeries qu'il donna juste après son éveil. Ce texte était frais et puissant, imprégné de la saveur de la révélation. De fortes montées d'énergie avaient accompagné cette lecture qui, bien que restant impénétrable, activait en moi quelque chose de profond et d'existentiel.
Le soir, la tête dans les étoiles naissantes, encore tout imprégnée de la saveur spirituelle de ce livre, je m'étais exercée à faire le vide. L'atmosphère était particulièrement douce, presque enivrante. Je sentais les prémices du printemps par de subtiles odeurs de pollen et la légèreté frétillante de l'air.
Une vibration délicieuse a commencé à parcourir mon corps, de plus en plus forte, jusqu'à ce que je me retrouve dans l'état de l'observateur. Neutre, détachée de mes représentations, je ne pouvais plus me définir comme une personne, ni comme un être humain, juste comme une conscience. Une conscience en voyage.

Les mots préférés de Suyin Lamour

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